mercredi 19 juillet 2017

Course de montagne



Ce dimanche avait lieu la 31e édition de la Montée du Nid d’Aigle. Concoctée par l’office de tourisme de Saint-Gervais, l’épreuve relie le Parc Thermal du Fayet (580 m) au Nid d’Aigle (2 407 m), soit 19,520 km pour un différentiel ascendant de 2 061 m et descendant de 150 m. « C’est une course hors norme, qui emprunte, entre forêts, alpages et prairies, l’un des plus beaux sentiers du massif du Mont-Blanc, avec un final le long du glacier de Bionnassay », indique le Savernois Mathieu Turlure. « C’est certainement la course la plus difficile du challenge », enchaîne le Dossenheimois Emmanuel Allenbach, qui se porte d’entrée aux avant-postes, en compagnie du Savernois Maxime Rauner, afin d’impulser un rythme soutenu.
« Peu habitué à des efforts aussi longs, je me suis surpris moi-même », raconte M. Turlure, plutôt spécialiste de 1 500 m. Les véritables écarts vont se faire sur les quatre derniers kilomètres, dignes d’un kilomètre vertical. Les quatre coureurs défendant les couleurs rouges et blanches de l’Alsace-Nord-Athlétisme (ANA) vont finir sur un bon rythme, ce qui leur permettra de bien se classer et de devancer l’équipe du champion de France de 2 points. Emmanuel Allenbach franchira la ligne d’arrivée en 7e position (sur 334 classés) en 1h58’43’’, 1er vétéran, à près de 9’du vainqueur, Emmanuel Meyssat, le traileur de l’AC Tassin (banlieue de Lyon), le leader actuel du challenge national. Suivront, aux 9e et 10e places, Victor Waltmann (2h00’17’’) et Maxime Rauner (2h01’03’’). « Je suis parti prudemment, en ménageant mes efforts pour la deuxième partie de la course. La stratégie s’est avérée payante », explique V. Waltmann, qui finira meilleur espoir.
Satisfaction aussi chez M. Rauner : « Oui, malgré une difficulté à m’oxygéner en fin de course, j’ai bien géré mon effort. » Mathieu Turlure finira à la 31e place (17e sénior) en 2h13’42’’ : « La fin de parcours a été éprouvante, il était difficile de courir. »

Deuxièmes du Challenge national
Grâce à ces excellents résultats d’ensemble, les coureurs de l’ANA, 1ers par équipes, avancent, à quatre manches de la fin, à la 2e place du classement général du Challenge national, des courses de montagnes mais restent sous la menace de l’AC Tassin (5e), d’Alès (6e), d’Annecy (7e) et de Clermont (8e). A relever par ailleurs, les excellents résultats dimanche dans cette épreuve très relevée, d’Hélène Dutt, 10e féminine en 2h40’29’’, de Justine Meyer, 11een 2h43’41’’ et de Julie Soulet, 12e et 1re juniore 2h43’42’’, ainsi que les belles 35e place de Florian Weisser (en 2h15’01’’), 79e rang de Nicolas Weber, le récent vainqueur à Waldolwisheim (en 2h32’42’’) et 83e place de Julien Martinez, le lauréat cet hiver du 29e Trophée Paul-Michaux de cross (en 2h33’07’’).

samedi 15 juillet 2017

Championnat de France Elite




Le premier concours de ces championnats de France Elite 2017 n’a, on l’espère, pas annoncé la couleur pour le reste de la compétition, qui prendra fin dimanche soir, à Marseille.

Ce vendredi, en début d’après-midi, Jean-Baptiste Collet (Entente Franconville CVO), né à Addis-Abeba (Ethiopie) mais Nordiste d’origine, a décroché le titre national au lancer de javelot au terme d’une finale au niveau global plus que médiocre. D’ailleurs, aussi loin que remontent les archives en ligne de la Fédération française d’athlétisme, c’est-à-dire jusqu’en 1998, aucun lanceur de javelot n’avait été sacré champion de France Elite avec une performance aussi faible que celle d’aujourd’hui, à savoir 70,00 m tout rond.

Et encore, il s’en est fallu de peu pour que Jérémy Nicollin ne décroche l’or avec un mètre et demi de moins (68,62 m), une marque qui a permis à l’Alsacien d’être en tête quasiment tout du long, jusqu’à ce que Collet ne trouve la clé des 70 mètres à son ultime essai. L’histoire se répète pour le Strasbourgeois de 26 ans, déjà coiffé au poteau l’an passé, à Angers, et donc désormais double vice-champion de France en titre après son sacre de 2014, à Reims. « Il n’y a pas de quoi se taper sur le ventre, mais ça reste une médaille d’argent, observe son entraîneur et futur manager national des lancers, Jacques Danail. Mais il y a du boulot pour le javelot français… »

« Je suis déçu, mais moins que l’an dernier »
Les protagonistes de la finale ne pourront même pas se cacher derrière les conditions de vent très changeantes en ce jour de Fête nationale. Le mistral marseillais a certes tourbillonné toute la journée au cœur du stade Delort, mais il y en a un qui n’a jamais semblé s’en émouvoir, le lanceur de Sainte-Lucie (Caraïbes) Albert Reynolds, de nationalité étrangère donc hors-concours, qui s’est imposé avec un joli 78,99 m et qui n’a même jamais lancé en-deçà de 73,95 m ce vendredi…

« Je suis déçu, mais moins que l’an dernier, affirme Jérémy Nicollin. Clairement, je n’avais pas la forme pour faire mieux. Je n’arrive même pas à dépasser 70 mètres… J’ai cruellement manqué de séances techniques cette année. Avec mon opération des genoux à l’automne dernier, puis les petits bobos qui se sont enchaînés, j’étais de toute façon embarqué dans une saison un peu galère, qui n’a d’ailleurs réellement démarré qu’en juin (Ndlr : 71,44 m le 10 juin à Colmar). Je voulais y aller crescendo, monter en nervosité sur les derniers jets, mais ça n’a pas marché. Le concours a été long (Ndlr : l’outil de mesure électronique a connu quelques ratés), et comme je manquais de foncier, faire six essais à 100%, c’est encore un peu compliqué pour moi. Sans compter que ça a été un peu la loterie avec le vent. Avec un peu de chance, tout le monde avait le niveau pour lancer à 70 mètres aujourd’hui. »

Ça n’a pas été le cas pour le Jurassien d’origine et ça ne le sera de toute façon plus cet été, Nicollin ayant décidé de ranger ses javelots jusqu’à la rentrée. « Je vais bien me reposer, et si tout va bien physiquement, il n’y a pas de raison que ça ne reparte pas bien l’an prochain », conclut l’international français (2 sélections).

mercredi 5 juillet 2017

Sommet du Ventoux


Emmanuel Allenbach, Victor Waltmann, Maxime Rauner et Mathieu Turlure (ANA) ont remporté dimanche dans le Vaucluse la course par équipes de la 7e montée du Ventoux.
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3e au général
Grâce à leurs excellents classements individuels, les quatre représentants du secteur remportent le challenge par équipes, un résultat leur permet de se placer à la 3e place du challenge national de montagne après sept courses (ils ont participé à quatre d’entre elles).

Prochain rendez-vous, la montée du Nid d’Aigle, une épreuve de 19,5 km avec 2 000 m de dénivelé positif, le 16 juillet à Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie)

Championnat de France Cadet Junior





Ils étaient trois du Rohan-Saverne (RAS), les juniors Loïc Garcia et Léa Muller et la cadette Pauline Stey, ainsi que Basile Hocquard, qui défendait les couleurs de l’Unitas-Brumath, à avoir participé ce week-end au stade Jean-Bruck à Dreux, aux championnats de France cadets et juniors. S’ils n’ont pas décroché de médailles, les représentants du secteur ont néanmoins obtenu de bons résultats. A commencer par Pauline Stey, arrivée en Eure-et-Loir créditée du 14e temps des 24 qualifiées sur 5 000 m marche (27’31’’61 réussis à Dijon le 25 juin) et qui mérite, selon Claude Bouton, le directeur du RAS, « une mention spéciale, car elle améliore sa meilleure performance de 30 secondes et se rapproche du niveau national. » « Pour une première participation à ce niveau, je suis très contente de ma place (11e ) et de mon temps (27’01’’62) », note la jeune Waldolwisheimise.

Belle sortie aussi à la longueur de Loïc Garcia, junior 1re année (11e performance sur les 32 qualifiés), qui bat son record personnel (7,23m) lors des qualifications, avant de finir 8e de la finale en 6,96m. Léa Muller, elle aussi juniore 1re année (24eperformance sur 32 qualifiées) a passé les qualifications (5e en 35,47m) au lancer du disque, avant de rencontrer des problèmes de rotation en finale, où elle finit 12eavec un jet à 35,51m. « Une place de finaliste serait un super résultat et récompenserait l’immense travail effectué tout au long de la saison », avait espéré Claude Bouton. Voilà qui est fait, ses protégés l’ont écouté. Rendez-vous l’année prochaine.

Côté Unitas-Brumath, on soulignera la superbe 5e place sur 800 m en 1’53’’87, du Wingersheimois Basile Hocquard, champion d’Alsace le 18 juin en 1’52’’04 à Mulhouse.

samedi 1 juillet 2017

Championnat de France Cadet-Junior à Dreux



Le stade Jean-Bruck de Dreux abrite depuis hier après-midi et jusqu’à demain soir, les championnats de France cadets et juniors. 3000 athlètes, dont 51 Alsaciens, se sont qualifiés pour cet événement organisé par la Fédération française d’athlétisme, en lien avec l’Etoile Saint-Pierre et la ville de Dreux et en partenariat avec l’agglomération, le département de l’Eure-et-Loir et la région Centre-Val-de-Loire.

Parmi eux, quatre jeunes du secteur font le déplacement et tenteront de faire bonne figure. « Une place de finaliste serait un super résultat et récompenserait l’immense travail effectué tout au long de la saison. Un podium serait la cerise sur le gâteau », estime Claude Bouton, le directeur sportif du Rohan-Athlétisme – Saverne (RAS).

« Une place de finaliste serait un super résultat et récompenserait l’immense travail effectué tout au long de la saison »

Les meilleures chances reposent sur le Savernois Loïc Garcia, médaillé de bronze l’an passé à Châteauroux chez les cadets avec un bond à 7m12. Mais il est passé junior et ses 7m19 (24 juin à Saint-Dié) le placent 11e sur les 32 qualifiés. S’il est loin des 7m58 du Francilien Abdel Kader Mehdaoui, le podium n’est pas trop loin.

Tout sera bon à prendre

Au lancer du poids juniors, Léa Muller, également du RAS, 24e sur 32 avec un jet à 10m73, réussi à Saint-Dié le 24 juin dernier, visera une place en finale (les 12 meilleures), car elle est trop loin des 13m66 de la Cannoise Estelle Katende.

Reste la petite dernière, la Waldolwisheimoise de 15 ans, qui s’alignera sur le 5000m marche avec la 14eperformance des 24 qualifiées (27’31’’61 réussis à Dijon le 25 juin). Pour Pauline, tout sera bon à prendre.

Et côté Unitas-Brumath

Côté Unitas-Brumath, qui a qualifié quatre athlètes, dont Timothée Mischler qui peut croire au titre, sinon au podium sur 3000m steeple (9’11’’23 pour le Brumathois, ce qui le place au 2e rang), on suivra la sortie du Wingersheimois Basile Hocquard, champion d’Alsace sur 800m en 1’52’’04 le 18 juin dernier à Mulhouse.

6e temps juniors, il tentera déjà de se hisser en finale, avant de rêver d’un podium