lundi 30 octobre 2017

Ekiden de Strasbourg

Le duel entre les deux favoris a bien eu lieu. L’Alsace Nord Athlétisme et l’ASL Robertsau se sont tiré la bourre pendant les 42,195 km de l’Ekiden (marathon en relais par équipes de six coureurs) disputé dans les rues de Strasbourg autour de la Presqu’île Malraux.

Hueber-Moosbrugger fait la différence

La victoire est revenue à l’ANA en 2h16’43’’ (nouveau record de l’épreuve) près de trois minutes devant les tenants du titre robertsauviens en 2h19’54’’.
L’équipe composée de Mathieu Turlure, Frédéric Kobel, Maxime Hueber-Moosbrugger, Emmanuel Allenbach, Jonathan Mehl et Damien Avril (en l’absence de Victor Waltmann blessé) a d’abord laissé les commandes de la course aux coureurs de la Robertsau (Ylies Bahit, Jean-Baptiste Bouvenot, Laurent Tsang-Chun-Sze, Steve Muller, Arnaud Boyer et Jean-Noël Wolf). Le bon 2e relais de Steve Muller sur 10 km a permis à l’ASLR de se positionner en tête. Mais le 4e relais a tout bouleversé.
Maxime Hueber-Moosbrugger a avalé Laurent Tsang-Chun-Sze et a bouclé son 10 km dans un temps canon de 31’19’’. «C’est là que l’on prend le pouvoir», fait remarquer le vétéran Damien Avril. Et une fois en tête, l’ANA n’a plus lâché le morceau.
Surtout que l’ASL Robertsau a ensuite commis une erreur qui lui a enlevé tout espoir de retour. Au moment de prendre son relais (le 5e et avant-dernier), Arnaud Boyer s’est trompé de maillot, enfilant celui du dernier relayeur (Wolf). Il a été obligé de faire demi-tour à toute vitesse pour en changer. Cette petite perte de temps a été fatale aux vainqueurs de la première édition. «On avait déjà une quarantaine de secondes de retard donc ça n’aurait rien changé, nuance cependant Arnaud Boyer. On s’attendait à ce que ce soit dur mais il y a un peu de déception. Maxime a fait un relais monstrueux et l’ANA réalise un temps costaud surtout avec le vent de face.»
Réunis autour du capitaine de route Jonathan Mehl, les coureurs de l’ANA parlaient d’une seule voix: «On est une bande de copains. C’est bien car on est partis derrière et on est parvenus à remonter. On a réussi malgré les blessures à monter une équipe compétitive. Cela présage de bonnes choses pour la suite. L’objectif était aussi de battre le record d’Alsace mais c’était compliqué même si on ne doit pas être loin. Le titre est bon à prendre. Cela permet de remobiliser les troupes pour la saison de cross.»

dimanche 22 octobre 2017

La savernoise clap de fin pour l'édition 2017





Les roses, Saverne connaît bien. Depuis de longues années, elle en voit pousser de très belles dans sa rosière. Mais hier, son nom de « Cité des roses » a pris une tout autre dimension. Cette fois, ce ne sont pas les fleurs mais la couleur qui a fait parler d’elle. Les rues ont en effet été prises d’assaut par les 3 604 participantes de la première édition de La Savernoise. Des femmes – et quelques hommes travestis – qui ont enfilé les paires de tennis pour la bonne cause : la lutte contre le cancer. D’un côté, les coureuses. D’un autre, les marcheurs (les hommes étaient admis) sur un parcours de cinq kilomètres.

Un succès inattendu par les organisateurs qui, au départ, misaient sur 2 000 coureuses. « De semaine en semaine en semaine, on a vu les inscriptions augmenter », raconte Jean-Pierre Jost, ancien cadre au centre hospitalier de Saverne et initiateur de cette course. Dans la foulée, il a donc fallu revoir à la hausse le nombre de bénévoles : « On est passé de 40 à 90 » grâce notamment au soutien de la Ville et de son service des sports, tient à rappeler Bernard Konradt, président du Rohan Athlétisme Saverne (RAS) et organisateur de la Savernoise. Pour eux, cette réussite est due au concept même de la course : « Les gens sont sensibles à cette cause. C’est une soirée où ils peuvent se retrouver pour faire la fête et soutenir la lutte contre le cancer », indique Jean-Pierre Jost. Car les bénéfices de la manifestation seront reversés au centre Paul Strauss de Strasbourg et à l’hôpital de Saverne.

Pénurie de tee-shirts

Rançon de la gloire, les organisateurs ont dû faire face à une pénurie de tee-shirts roses… Celles – un peu déçues – qui n’ont pu avoir le leur hier soir étaient invitées à venir le chercher dans quelques semaines à l’office du tourisme. Elles pourront le porter lors de la prochaine édition d’ores et déjà prévue le 19 octobre 2018. Il y a fort à parier que la gagnante de cette année, Claire-Hélène Camelot, locale de l’étape, sera dans les rangs pour remettre son titre en jeu…

vendredi 20 octobre 2017

La savernoise

 5 km course ou 5 km marche

5 km marche pour tous ! pensez-y ! 5 km course pour les hommes.... déguisés en femme seulement

120 participants à l'hôpital Sainte Catherine de Saverne



« Tout l’hôpital est mobilisé », affirme Odile Turko. Et la directrice des soins au centre hospitalier Sainte-Catherine de Saverne d’annoncer la participation d’au moins 120 salariés de l’hôpital à la première édition de la Savernoise qui a lieu ce soir.
« Tous les services seront représentés. »
Elle cite entre autres le directeur adjoint, elle-même, des médecins, des cadres de santé, des infirmières, des aides-soignantes… Tous porteront un signe distinctif (un bracelet fluo et un badge avec le logo de l’hôpital) ce soir lors de la course de 5 km, doublée d’une marche, contre le cancer du sein et pour le bien-être des patients.

3 604 participants à la Savernoise

Une première édition qui rassemblera ce soir « 3 604 participants au total », selon Jean-Pierre Jost, ancien cadre hospitalier à l’initiative de cette manifestation. Un chiffre définitif puisque les inscriptions sont closes depuis mercredi soir. « Le centre hospitalier a toujours été très engagé. Depuis plusieurs années, une centaine de salariés de l’hôpital participe, chaque année, à la Strasbourgeoise. »
Par ailleurs, le centre hospitalier de Saverne tiendra un stand de 17 h 30 à 20 h, au château des Rohan, salle Lully. Des professionnels, dont la marraine de la Savernoise, le médecin Doris Lentz, seront présents pour répondre aux questions, notamment sur la prise en charge des patients, ou échanger sur diverses thématiques.
Odile Turko rappelle que « l’hôpital prend en charge les patientes atteintes d’un cancer du sein. On est présent au niveau de la prévention, de l’annonce et de l’accompagnement du diagnostic, de la prise en charge chirurgicale et de la personne après l’opération. Il s’agit d’un accompagnement individualisé et adapté à chaque patiente. J’ai moi-même eu un cancer du sein et j’ai été soignée à Saverne. Je vous affirme, en tant que patiente, que la prise en charge à Saverne est fantastique. »

jeudi 19 octobre 2017

La « Team Neuenberg »

« L’initiative émane d’un membre du personnel », indique Chantal Schmidt-Dibling, directrice des soins à l’hôpital Le Neuenberg d’Ingwiller. Le membre du personnel, c’est elle : Carine Diss, aide-soignante au service de soins de suite. Elle arrive, enthousiaste, sourire aux lèvres. « On vient de boucler les inscriptions aujourd’hui (jeudi 12 octobre, ndlr). Et nous sommes 89 salariés de l’hopital à participer à la Savernoise », s’enthousiasme-t-elle.

« Cela témoigne de la force de cohésion dans l’établissement »

« Tout a commencé quand j’ai pris connaissance de l’organisation de la Savernoise sur Facebook. J’ai partagé la publication et une de mes collègues m’a demandée si je comptais y participer. C’est comme ça que l’idée m’est venue d’organiser une “Team Neuenberg” », raconte Carine Diss. Dans la foulée, elle expose son projet au directeur de l’hôpital d’Ingwiller, Jean-François Levy. Peu de temps après, elle apprend que son initiative est soutenue par la direction. « Et qu’elle allait prendre en charge la totalité des frais d’inscription », ajoute-t-elle. Relevant que « tous les salariés n’ont pas cette chance-là ! »
Du côté de la direction, Chantal Schmidt-Dibling confirme : « La Fondation de la maison du Diaconat de Mulhouse (qui avait repris le Neuenberg en 2005, ndlr) financera les inscriptions. La Fondation fait ça régulièrement dans le Haut-Rhin, sur d’autres manifestations ». La directrice des soins salue cette « belle initiative ». « C’est un beau challenge. Cela témoigne de la force de cohésion dans l’établissement, ou du moins des vraies valeurs qui animent l’ensemble du personnel », ajoute celle qui participera, elle aussi, à la Savernoise.
« La majorité des services de l’hôpital sera représentée », indique Carine Diss, qui a centralisé les inscriptions. Précisant : « Parmi les 89 participants, il y a trois hommes. Douze personnes prendront part à la course, 77 à la marche. »
Au niveau de la direction, Chantal Schmidt-Dibling rappelle que l’établissement hospitalier tourne 24 heures sur 24 et emploie 400 personnes en équivalent temps plein. Et que l’absence de 89 salariés le même soir ne pose pas de problème en termes d’organisation. « Une attention toute particulière a été portée par l’encadrement afin que chaque salarié qui le souhaitait puisse participer à cette manifestation. »
« C’est l’occasion pour nous de réaffirmer l’enjeu de santé publique du dépistage du cancer du sein et de mettre en lumière la pratique sportive qui est un élément de prévention et d’aide à la convalescence du cancer », fait savoir Christine Stoquert-Guerin, docteur en pharmacie. « Je suis manipulatrice en radiologie. Dans ce service, on dépiste des cancers du sein tous les jours. Le service est particulièrement sensible à cette maladie. Je pense que ça nous paraît normal d’y participer », explique pour sa part Catherine.

La « Team Neuenberg »

De son côté, Aurélie, agent hospitalier en service de soins de nuit, indique : « J’ai toujours voulu prendre part à la Strasbourgeoise, mais je n’en ai jamais eu l’occasion. En plus, c’est pour la bonne cause. Potentiellement, on peut tous être touché par le cancer. » Des propos repris par Emmanuelle, secrétaire de direction, et Élodie, infirmière en service de soin de suite, qui ajoutent : « Personne n’est à l’abri. À l’hôpital, on accueille des femmes qui ont été opérées du cancer du sein. On est donc sensibilisé en tant que personnel à cette cause. » « En tant que femme, encore plus », renchérit Carine Diss. « Participer à ce genre d’événement, je pense que cela sensibilise tout le monde. » « En plus, on va passer un bon moment entre collègues », affirme Laurent, préparateur en pharmacie. « C’est l’occasion de retrouver un esprit d’équipe en dehors du travail », estime, quant à elle, Emmanuelle. « Tous les services seront mélangés. »
La « Team Neuenberg » s’élancera vendredi derrière une banderole. « Nous aurons un autre signe distinctif qui nous sera remis par le comité d’entreprise », note Carine Diss, qui ne souhaite pas dévoiler la surprise… Tous se retrouveront à partir de 17 h 30 à Saverne, avant de parcourir, en courant ou en marchant, les cinq kilomètres de cette course contre le cancer du sein et pour le bien-être des malades.

lundi 16 octobre 2017

Résultats octobre

Meeting PO à Hautepierre
La savernoise

Octobre rose


8 200 € ont été collectés par La Sapinière depuis la 1re édition d’Octobre Rose en 2012. L’objectif était de dépasser les 10 000 € en 2017. C’était donc le challenge clairement affiché que les gymnastes ont tenté de relever ce dimanche à l’Espace Léon IX. Mais une participation un peu moins forte qu’espérée n’a pas permis de relever le défi.

Un chèque de 1 200 € pour le centre Paul-Strauss

Qu’importe pour les organisateurs, l’essentiel étant de pouvoir remettre comme en 2016 un chèque de 1 200 € au centre Paul-Strauss. Cette somme sera affectée, comme les précédentes, au traitement du cancer du sein qui touche chaque année 54 000 nouvelles patientes.
Pour la 6e année, les gymnastes venus de toute la région ont donc envahi la salle de sport décorée de rose pour l’occasion. Une centaine de participantes a pu vibrer aux rythmes effrénés et à la musique entraînante de cardio-fitness avec Pierre-Paul, le DJ, aux manettes.
Le président Grégory Meyer peut s’appuyer sur les animateurs Ludovic, de Mittersheim, Vincent, de Dannelbourg, Aurélien, Gaétan et Lory, de Sarrebourg qui sont montés sur scène pour animer bénévolement les séances.
Cécile, 76 ans, sait doser ses efforts : quelques moments de répit, un peu d’eau avant de repartir à son rythme. Et quand l’exercice devient trop dur, elle coupe son élan. Comme Cécile, les gymnastes s’étaient acquittés de 10 € à l’inscription. Pour la deuxième année, Cinthia Anstett a proposé dans une salle voisine des massages de récupération pour raffermir muscles et articulations

vendredi 13 octobre 2017

Beau témoignage d'une participante à la Savernoise

Elle n’a jamais pris part à une course ni même à une marche contre le cancer du sein. Bien sûr, comme beaucoup, Brigitte Bohl a entendu parler de la Strasbourgeoise, de la Haguenauvienne… « Cette année, c’est différent parce que ma mère, Martine, est partie. C’est une cause qui me touche personnellement. Je vais participer à la Savernoise (DNA du 07.10.2017) , qui se déroule à côté de chez moi à Saverne, pour elle, en pensant à elle mais aussi à toutes celles qui combattent cette maladie », explique l’habitante de Kleingoeft.
« Tout a commencé quand ma mère a découvert une grosseur à l’un de ses seins. À l’époque, personnellement, le cancer du sein je ne connaissais pas trop. Je me disais “ce n’est pas possible que ce soit ça”. » La grosseur se révèle cancéreuse. C’était en 2009.
Dès le début, Brigitte Bohl décide d’accompagner sa mère, qui habitait Kleingoeft également, dans son combat contre la maladie. « Elle avait besoin que je sois là. Et moi, ben c’était ma maman. On était très proche. Ça m’a paru normal. Et je l’ai soutenue quand le cancer est revenu, en 2014. »
La jeune femme l’accompagne à tous ses rendez-vous, à ses séances de chimiothérapie. « Elle était suivie par le centre anticancéreux Paul-Strauss de Strasbourg et par le centre hospitalier de Haguenau », dit-elle.
Elle parle, dans un jargon médical sans faille, de chimiothérapie, de radiothérapie ou encore de récidive loco-régionale (persistance de cellules tumorales au même endroit ou non loin de la tumeur primaire). « À force d’aller dans les hôpitaux, d’être entouré par des médecins et des infirmières, on finit par parler comme eux. Ils vous transmettent leurs connaissances et leurs savoirs. Et moi, j’ai appris au fur et à mesure. » Elle poursuit : « Quand on est confronté à la maladie, on apprend à décrypter une prise de sang. On cherche à savoir quels seront les effets secondaires de certains produits ou si la prochaine séance de chimiothérapie entraînera la perte des cheveux. Savoir, c’est se préparer à affronter les choses. D’ailleurs, je me suis rendu compte que, pour ma maman comme pour d’autres patientes avec qui j’ai discuté, perdre ses cheveux est une épreuve difficile. La chevelure est un élément esthétique important pour les femmes. »

« C’est une cause dont on doit parler, à travers une course, un témoignage »

Dans les salles d’attentes ou les chambres, « les patientes parlent entre eux, mais aussi avec les accompagnants. J’ai eu l’impression qu’elles en avaient besoin. » Brigitte Bohl relève que « quand ma mère a été diagnostiquée, on lui a proposé un suivi psychologique et social ». La maladie est une expérience éprouvante. « Personnellement, j’ai été très encadrée par le corps médical, le personnel soignant. Même si parfois je me suis sentie en colère ou démunie face à la maladie. »
Au centre Paul-Strauss, des infirmières de coordination accompagnent les patients tout au long de leur parcours de soins. « Je n’hésitais pas à téléphoner si j’avais des questions. Et on m’appelait pour savoir comment allait ma maman, entre deux chimiothérapies. C’était pareil au service de soins palliatifs à Haguenau, on a toujours été accompagné. Il est vrai que ma maman avait une personnalité plus qu’attachante. Et puis, c’était une guerrière. Elle a dû affronter un cancer agressif mais elle s’est battue jusqu’au bout. Elle est décédée en mars dernier, à l’âge de 57 ans. »
Sa mère n’était pas porteuse du gène BRCA 1, à l’origine de cancers du sein. « Aujourd’hui, je ne vois pas le cancer comme quelque chose qui va forcément arriver. Comme toutes les femmes à un moment donné, je serai amenée à être à l’écoute de mon corps et à faire une mammographie. »
Si Brigitte Bohl témoigne, c’est pour partager son expérience. Pour sensibiliser les femmes à cette maladie et au dépistage du cancer du sein. « La communication, c’est très important. C’est une cause dont on doit parler, à travers une course, un témoignage. Tout le monde connaît directement ou indirectement une personne atteinte d’un cancer du sein. Si mon histoire touche ne serait-ce qu’une seule personne, qu’elle soit sensibilisée et se fasse dépister, je serais contente. » Elle ajoute : « J’ai envie de m’investir d’une manière ou d’une autre dans cette communication ». Précisant : « Il m’arrive d’en parler autour de moi. Après, c’est mon histoire. Et c’est vrai que cette cause, pour moi, est symbolique. Mais si chacun à son niveau s’empare de cette maladie, cela pourrait aider les patientes à parler plus librement et faire que la pudeur ne soit plus un frein pour se faire dépister. »
Vendredi 20 octobre, Brigitte Bohl, accompagnée d’une de ses amies, Élodie, participera à la première édition de la Savernoise. Elle marchera pour soutenir la lutte contre le cancer du sein. Elle a d’ailleurs fait confectionner un T-shirt en mémoire de sa mère qu’elle portera ce soir-là. Et l’an prochain, elle l’assure, elle participera à plusieurs autres courses.
La Savernoise, course contre le cancer du sein et pour le bien-être des malades, aura lieu vendredi 20 octobre, à 19 h 30. Départ de la course de 5 km, doublée d’une marche, parc du château des Rohan. Inscription possible jusqu’au 18 octobre par internet (www.le-sportif.com). Tarif : 10 €. Retrait des T-shirts et des dossards (quelques jours après l’inscription) à la mairie dès ce samedi, de 10 h à 12 h, au château des Rohan le mercredi 18 et jeudi 19 octobre, de 18 h à 19 h 30, ainsi que le 20 octobre, de 17 h à 18 h 30.

lundi 9 octobre 2017

La fédinoise

Sur le 5 kms de la Fédinoise, notre représentante Eva termine 1ère en junior fille en 23'26". Bravo à elle. Et maintenant on ne lâche plus rien, n'est-ce pas Eva ? Ci-joint la photo du podium qu'elle m'a remise.

Tous à la savernoise



Après la Haguenauvienne, la Bischwilleroise, la Mulhousienne, la Colmarienne et la Strasbourgoise, dont la 8e édition se déroulera dimanche matin, la Savernoise rejoindra à son tour la grande famille de ces courses qui ont pour objectif de lutter contre des maladies comme le cancer. La grande vague rose s’apprête donc à envahir à son tour Saverne.
Objectif pour Bernard Konradt et les organisateurs, le Rohan-Athlétisme, la Ville, le centre Paul-Strauss et le centre hospitalier de Saverne, avec le soutien des clubs services savernois, voir quelque 2000 participants battre le pavé le vendredi 20 octobre prochain (hier elles étaient déjà plus de 1 300 inscrites). Tout le monde rêve d’une place du château tout en rose.
La course (obligation de présenter une licence FFA ou un certificat médical), ouverte exclusivement aux féminines, les hommes déguisés en femmes sont admis, et la marche, mixte, partiront à 19 h 30, place du château.

Inscriptions

Les inscriptions, 10€, dont 4€ sont reversés au Centre Paul-Strauss, se font par courrier (La Savernoise - 22, rue du Dabo - 67700 Otterswiller) seront à envoyer pour le 10 octobre au plus tard, accompagné d’un chèque à l’ordre du Rohan Athlétisme Saverne (retrait des dossards et tee-shirts roses le 14 octobre de 10h à 12h à la mairie), ou inscription par internet : www.le-sportif.com jusqu’au 18 octobre à minuit (retrait des dossards et tee-shirts les 18 et 19 octobre de 18 h à 19 h 30 au château et le 20 octobre entre 17 h et 18 h 30). Attention, aucune inscription sur place le 20 octobre.

mardi 3 octobre 2017

Dédramatiser le cancer du sein

« Une femme sur huit est touchée par le cancer du sein au cours de sa vie », indique Stéphanie Jost, chirurgien au centre de lutte contre le cancer Paul-Strauss, à Strasbourg. Le cancer du sein est aujourd’hui le cancer féminin le plus fréquent. « Mais on peut en guérir. »
Et c’est bien là, tout l’enjeu de la conférence qui se tiendra le mercredi 4 octobre : dédramatiser le cancer du sein tout en vulgarisant les informations médicales relatives à cette pathologie et à ses traitements.

Les gens ont besoin d’un espace public pour discuter

Organisée en amont de la Savernoise, dans le cadre d’octobre rose (mois de sensibilisation du cancer du sein, ndlr), cette conférence réunira plusieurs médecins du centre Paul-Strauss. Des chirurgiens (les docteurs Carole Hild et Stéphanie Jost), un oncologue (le professeur Thierry Petit) et un radiothérapeute (le docteur Alexis Lépinoy). « Il s’agit des trois spécialistes qui interviennent dans le traitement d’un cancer du sein », souligne Stéphanie Jost. Relevant : « Parmi les personnes qui consultent au centre Paul-Strauss, certaines sont de Saverne ou de la région savernoise. D’où cette conférence à Saverne. » Pour cette Savernoise d’origine, il est « important d’aller au-devant des patients et de leur apporter des informations ».
De son côté, Jean-Pierre Jost, ancien cadre hospitalier à l’hôpital de Saverne à l’origine de la Savernoise, mentionne : « Il y a un centre de chimiothérapie à l’hôpital de jour de Saverne. » « Nous travaillons en partenariat avec les médecins de Saverne. Les séances de chimiothérapie se font sous l’égide du centre Paul-Strauss », poursuit Stéphanie Jost.
Mercredi soir, la conférence-débat entend avant tout « répondre aux questions des personnes présentes ». « J’ai déjà pris part à une conférence sur ce thème à Saverne, dans un autre cadre. Et cette rencontre avait attiré beaucoup de monde », assure le chirurgien. Des personnes sensibilisées par le cancer du sein : « On connaît tous quelqu’un, plus ou moins proche, qui a eu un cancer du sein ». Parmi le public, des femmes majoritairement, mais aussi des hommes. Et Stéphanie Jost de rappeler qu’« environ 1 % des cancers du sein touche les hommes ».

Les hommes aussi

Selon ses dires, lors de ce genre de conférence - débat, « les gens posent facilement des questions. Elles sont souvent assez vagues durant le débat, plus personnelles, à l’issue de la conférence. Aujourd’hui, on parle plus librement du cancer. Les gens ont besoin d’un espace public pour discuter ; on le voit bien sur les réseaux sociaux où ils s’affichent de façon très libre. »
Selon Stéphanie Jost, la question récurrente est « pourquoi moi ? » « Et c’est une question à laquelle il est difficile de répondre. Le cancer est une maladie multifactorielle. On ne peut pas dire faites ceci ou cela et vous n’aurez pas de cancer. Mais ce que l’on sait, c’est que l’activité physique diminue les risques de cancer et de récidive. C’est hyper important. C’est pour cela que des courses comme la Savernoise sont organisées. Il s’agit de sensibiliser les gens à la pratique d’un sport, la course ou autres. »
Stéphanie Jost insiste : « Il faut dédramatiser. Aujourd’hui, il existe toute une palette de traitements qui permettent aux malades de guérir. Il s’agit de traitements personnalisés, menés en accord avec le patient, qui est acteur de sa prise en charge. Bien sûr, il a un schéma classique : chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie. Mais tout dépend du patient et de son cancer. Par ailleurs un cancer du sein n’implique pas forcément une mastectomie. 70 % des femmes atteintes d’un cancer conservent leur sein. Et, en cas d’ablation d’un sein, on propose systématiquement une reconstruction. Mais seule une minorité de femmes souhaite une reconstruction mammaire. »

L’enjeu du dépistage précoce

Autre sujet à dédramatiser, l’hospitalisation. « Beaucoup de patients ont peur de rester quinze jours à l’hopital. C’est fini. La chirurgie du cancer du sein en ambulatoire est une pratique de plus en plus courante. Elle est pratiquée dans 40 % des cas », explique Stéphanie Jost, responsable de cette unité au centre Paul-Strauss, créée en 2015.
Reste qu’aujourd’hui, le cancer du sein touche majoritairement les femmes âgées d’une soixantaine d’années. Depuis 2004, un programme de dépistage national est organisé à l’attention des femmes entre 50 et 74 ans (sans symptômes et n’ayant pas de facteurs de risque particuliers de cancer du sein, autre que leur âge, ndlr). « La mammographie a lieu tous les deux ans chez un radiologue, n’importe lequel, et c’est gratuit. » Pourtant seules 60 % d’entre elles se font dépister. « Or une détection précoce permet de soigner plus facilement le cancer et d’augmenter les chances de guérison », assure le chirurgien. Un message qu’elle entend bien délivrer mercredi soir.
Mercredi 4 octobre : conférence-débat « Cancer du sein : vos questions », à 18 h, salle Marie-Antoinette au château des Rohan de Saverne. Gratuit, sur inscription au ✆ 03 88 25 85 21.