dimanche 21 octobre 2018

vendredi 19 octobre 2018

mercredi 10 octobre 2018

La savernoise





Objectif atteint : les 4 000 inscriptions pour la deuxième édition de la Savernoise ont été dépassées. Les organisateurs annoncent à ce jour 4 200 participants(e) s prêt(e) s à prendre le départ de la course contre le cancer, vendredi 19 octobre, à 19 h 30.

Pour éviter de connaître la même pénurie de maillots que l’an dernier, 4 500 tee-shirts roses ont été commandés.
Les personnes qui se sont inscrites avant le 7 octobre pourront venir les récupérer au château des Rohan dès ce samedi 13 octobre, de 8 h à 12 h. Les autres pourront venir les chercher, au même endroit, mercredi 17 et jeudi 18 octobre de 17 h à 19 h 30 (salle Lully), et vendredi 19 octobre de 16 h à 18 h (salle Marie-Antoinette).

Les inscriptions sont encore ouvertes jusqu’au 16 octobre sur www.le-sportif.com.

mardi 9 octobre 2018

Extraits meilleurs sauts en hauteur au championnat d'Europe à Belgrade, ...

Extraits meilleurs sauts en hauteur au championnat d'Europe à Belgrade, ...

La marche


La Savernoise Pauline Stey, 2e chez les cadettes, le Widensolien David Kuster et le Strasbourgeois Florian Mayer, vainqueurs en juniors et espoirs, ont brillé hier lors du Challenge national des Ligues de marche, à Saran (Loiret).

samedi 8 septembre 2018

mardi 4 septembre 2018

Inscription au Rohan Athletisme de Saverne

Pour les nouveaux, l'inscription se fera après 2 séances d'essais dans son groupe d'âge

 

A voir

Tarifs et catégories d'âge rentrée 2018

A imprimer

Règlement intérieur
Formulaire d'inscription

samedi 1 septembre 2018

Relais du Houblon à Haguenau avec une belle 3* place pour les Baroudeuses de Saverne,
composée de Sarah Bor, Laura Wendling et Farida Abarogé


mercredi 29 août 2018

La Savernoise est sur la ligne de départ pour lutter contre le cancer

vendredi 19 octobre à Saverne


Le mois d’octobre « rose » est dédié, au niveau international, à l’information sur le cancer du sein, le plus répandu chez les femmes (une sur neuf serait touchée). Au-delà de la volonté d’informer sur ce sujet et de dédramatiser la prise en charge de ce cancer, les initiatives comme La Savernoise permettent aussi de changer le regard du public sur cette maladie. Et d’apporter du réconfort aux femmes qui en sont atteintes.

« Les femmes osent s’exprimer, se montrer »
« L’an dernier nous avions accroché une grande bâche blanche sur les grilles du château et nous avons recueilli des témoignages magnifiques », se souvient Jean-Pierre Jost, ancien cadre hospitalier à l’initiative de la course savernoise. « Les femmes osent s’exprimer, se montrer et ne cachent plus leur maladie. » La marraine de l’édition 2018 est une sage-femme de l’hôpital de Saverne en rémission de ce cancer, Virginie Atanowski. Parmi les femmes engagées dans la lutte contre le cancer du sein, Jean-Pierre Jost rendra hommage par une minute de silence en début de course à sa fille Stéphanie, chirurgien au centre Paul-Strauss de Strasbourg, disparue en juin dernier. Elle était, avec son père, impliquée dans cette course, dans sa ville natale.

Cette année, le débat autour du cancer du sein sera proposé avec le support d’un film documentaire « Personn’elles », réalisé par Valérie-Anne Moniot, qui a recueilli des témoignages de femmes touchées comme elle par la maladie. Il sera projeté, gratuitement, au Ciné Cubic de Saverne le mercredi 3 octobre à 19 h 30, en présence de la cinéaste.

Cette initiative a été proposée par l’équipe du centre Paul Strauss de Strasbourg (chirurgien, radiothérapeute, oncologue, psychologue) qui animera les échanges à l’issue de la projection avec les marraines des courses de 2017, le médecin Doris Lentz, et 2018, la sage-femme Virginie Atanowski. L’objectif de cette soirée étant de sensibiliser le public aux différentes questions qui se posent à l’annonce d’un cancer du sein et à toutes les étapes de la prise en charge, jusqu’à l’après-maladie.

Grâce à la première édition de La Savernoise, la somme de 20 000 € a été reversée, pour moitié à l’hôpital de jour du centre hospitalier de Saverne et l’autre partie au centre régional de lutte contre le cancer, Paul-Strauss, à Strasbourg. Des dons qui serviront à améliorer le bien-être des malades.
« Nous espérons 4 000 participants »

jeudi 9 août 2018

Farida abaroge



... « Quand j’ai appris qu’il y avait une jeune athlète parmi les nouvelles arrivantes, je l’ai guidée vers le club du Rohan-Athlétisme-Saverne (RAS) », dit Jean-Claude Distel, le maire de Thal-Marmoutier. Et voilà comment la vie, tel un tour du 400 mètres sur piste, va prendre un nouveau virage. Vainqueure cette année de la course des Bûcherons à Schirrhein, 2e de la course de Waldo. « J’ai toujours adoré courir en Éthiopie, jusqu’à ce que le régime politique me l’interdise. Maintenant, je peux courir librement. »

Et si, entre les mains de Jean-Claude Delabia, son entraîneur au RAS, couvait tout simplement une descendante d’Abebe Bikila, le vainqueur pieds nus du marathon des JO de Rome en 1960 ? « Les Jeux Olympiques, oui, j’y pense », répond simplement Farida Abaroge.

lundi 6 août 2018

Fête de la bière

La somme de 1€ sera reversée par le restaurateur au bénéfice de la "Savernoise" pour toute réservation





dimanche 5 août 2018

mercredi 18 juillet 2018

samedi 7 juillet 2018

Jérémy Nicollin champion de France



Revenu de nulle part après un début de saison gâché par les blessures, le lanceur de javelot strasbourgeois Jérémy Nicollin (ANA/RA Saverne) est monté sur le podium des championnats de France Elite pour la 3e année consécutive, aujourd'hui, à Albi.

Mieux encore, en signant le meilleur jet français de la saison (73,86 m), le Jurassien d’origine a retrouvé la joie d’un titre national, quatre ans après celui obtenu à Reims en 2014.

Dans cette même finale des championnats de France, le Pulversheimois Rémi Conroy (EHA/Uspa) a terminé à une décevante 12e place avec 63,88 m. L’Espagnol de l’ANA, Jordi Sanchez, a quant à lui terminé dans le top 8 (7e avec 68,62 m).

Et on remet ça pour le 19 octobre

Inscription

lundi 2 juillet 2018

Photo souvenir de la marche du 23 juin




Ci-joint une photo de cette belle journée (merci à Marie-Odile pour la photo).
Merci à tous pour votre participation !
Bon dimanche et à bientôt,
Delphine

samedi 16 juin 2018

Championnat zone Alsace à Cernay BE MI

Nouveau programme

48 Rue René Guibert, 68700 Cernay

dimanche 10 juin 2018

Abaroge au 5000

voici Farida qui vient de rejoindre notre groupe 1/2 fond et son chrono d'hier soir sur le 5000m de Colmar

18;54;33

Championnat du Bas-Rhin Ca à SE à Hautepierre


mardi 22 mai 2018

Nilüfer Teke au meeting Patrick Chauvel à Pacé dans le 35


Interclub, maintient de l'ANA en N1B





«C’est ce bonus qui nous sauve»
C’est d’ailleurs le comble du malheur dans toute cette histoire : tout au long de la journée, l’ANA et le S2A ont joué au chat et à la souris l’un avec l’autre, disputant un match dans le match que tout le monde aurait préféré éviter. Las, comme rien ou presque ne leur a souri, il fallait bien que l’un des deux en paie les pots cassés.
Il s’agit donc de l’entente strasbourgeoise, pas franchement sereine à son arrivée au stade Serzian, et même carrément inquiète quand Louise Lallement restait sur le carreau à la perche, bloquée à une barre à 3,40m qu’elle n’a jamais su franchir.
On pourra toujours refaire l’histoire, rappeler qu’aux interclubs, il faut d’abord assurer un minimum de points avant de tenter éventuellement le diable, car la « bulle » est l’ennemi de tout le monde, surtout quand un maintien – ou une montée ! – se joue dans un mouchoir de poche. Mais la perchiste lingolsheimoise était sans doute la première désolée de cette prise de risque inutile, qui, évidemment, n’est de loin pas la seule explication à la relégation du S2A en Nationale 2.
« La réalité, c’est qu’on a bénéficié de 200 points de bonus de plus que Strasbourg grâce à notre performance du 1ertour il y a quinze jours, observe, pragmatique, le manager de l’ANA, Claude Bouton. Or, on devance le S2A de 173 points. C’est ce bonus qui nous sauve. Il ne faut pas que ça devienne une habitude de se faire peur comme ça. L’an prochain, on rejouera la montée en N1A. C’est pour ça qu’on fait de la compétition ! »
En attendant, l’ANA n’a, elle, non plus échappé au zéro pointé hier, et ce dans deux disciplines. La pauvre Zoé Camberlein a d’abord été contrainte de renoncer après deux essais mordus au triple saut, bloquée par un dos trop douloureux. C’est ensuite la Tchèque Denisa Majerova qui a tapé le 3e obstacle au 100m haies avant de stopper son effort, puis de rattraper un peu le coup en franchissant 1,75m à la hauteur.

Nicollin se blesse
à… la longueur
Si Émilie Tissot avait d’emblée montré qu’elle a de beaux restes, même sans entraînement ou presque (14’38”59 au 3000m marche) et que Régis Durrheimer semble remis de son accident de voiture (54”87 au 400m haies), rien n’aura été facile pour l’ANA.
On a ainsi frôlé la catastrophe quand Jérémy Nicollin a été victime d’un blocage musculaire au dos au saut en longueur (6,90m sur un seul essai tout de même !), ce qui l’a totalement désarçonné au moment d’attaquer sa spécialité, le javelot. Résultat: un triste 63,23m, en serrant les dents.
«J’étais hyper bien toute la semaine, je me sentais de lancer à plus de 75m et tout tombe à l’eau pour un saut en longueur… Ce n’est pas très grave, mais c’est ch…»

«On tentera de remonter l’an prochain»
Ce qui l’est encore plus, c’est donc de voir le S2A quitter une N1B où, intrinsèquement, il a incontestablement sa place. «Logiquement, on devrait même finir 5e de ce 2e tour, soupire le président, Albert Koffler. On s’est pourtant tous battu comme des lions, mais on est encore trop faible dans les disciplines techniques. Il va falloir travailler et se remettre en question. On tentera de remonter l’an prochain, c’est évident. Mais on redonnera certaines consignes propres aux interclubs que tout le monde n’a pas appliqué ce dimanche…»...

dimanche 20 mai 2018

Interclub

Poule B à Belfort (BFC) - Horaires
Tous les résultats -->BonusTous les résultats -->Bonus
Limoges Athletisme1000Athletic Vosges Entente Clubs1000
Sa Toulouse Uc900Cs Bourgoin-Jallieu900
Racing Club Nantais800Nancy Athletisme Metropole800
Entente Poitiers Athle 86700Alsace Nord Athletisme700
Decines Meyzieu Athletisme600Doubs Sud Athletisme600
Entente Angevine Athletisme500Strasbourg Agglomeration Athle500
Entente Brive Tulle Athle400Montbeliard Belfort Athletisme400
As Saint-Junien-700Ea Chambery300


samedi 19 mai 2018

mercredi 25 avril 2018

Maxime rauner

Les Trails du Wurzel, organisés par l’office intercommunal des sports et de la culture et l’office de tourisme du Val de Villé, qui comprennent trois parcours de trail, un de 52km (le trail du Wurzel, départ à 6h), une course nature de 24 km (la Roche des fées de 24 km (départ à 8h) et la Montée de la Honel de 12 km (départ à 10h30), font vraiment partie de l’agenda annuel de Maxime Rauner. « Oui, ces courses de Villé me réussissent bien. C’est ma 4e victoire en quatre participations », note celui qui s’était imposé en 2014 sur le 24 km en 1h54’34’’, puis en 2016 sur la même distance, qu’il avait survolée en 1h54’54, avec 10’d’avance sur son plus proche concurrent, le Colmarien Thibaut Stéphan, et qui, conquis par la beauté du site et du parcours, s’était épris du 52km, qu’il avait dompté en 4h37’43’’, là aussi avec près de 8’d’avance sur Mickaël Stefanini, 2e. Il est donc revenu dans le Val de Villé, afin d’accrocher une 4eétoile, dimanche matin à son (riche) palmarès au Trails du Wurzel. « Je suis parti avec l’avantage non négligeable, par rapport à mes principaux rivaux, Julien Siat (futur 2e ) et Benoît Gandolfi (3e ) qui s’alignaient pour la 1re fois, de connaître le tracé. J’ai pris le contrôle de la course dès la première ascension, en imprimant tout de suite un rythme soutenu », explique Maxime Rauner. Une fois un petit écart creusé, le coureur du RAS, récent 2e de la MAC VI à Niederbronn, derrière son copain Emmanuel Allenbach, a relâché son effort, pour bien aborder la difficile et cassante montée vers la Roche des Fées. Avec 5’d’avance sur son dauphin (et ami) J. Siat, Maxime Rauner, piégé par la chaleur à Niderbronn deux semaines plus tôt, a bien géré la 2e partie de la course pour s’imposer en 1h56’48’’, soit pratiquement 2’de plus qu’en 2014 et en 2016. « Les conditions étaient moins optimales dimanche, mais je suis très satisfait », a réagi celui qui s’offre à présent une petite pause, avant de reprendre la compétition début juin.

samedi 21 avril 2018

mercredi 18 avril 2018

mercredi 11 avril 2018

Nilüfer


Bien le bonjour de Nilüfer. Record personnel battu de 24". 1ere femme sur le 10 kms de Chavagne en 39'29". Record aussi de la course depuis sa création


Delabia


mardi 10 avril 2018

Résultats avril

Compétition BE à la Rotonde

Cross, du niveau départemental aux interrégionaux

Cette année, les interrégionaux de cross ont eut lieu à Charmes dans les Vosges sur un sol gelé le matin et dégelé en surface l'après-midi. Chez les MF, l'ANA fait 7e par équipe.
Les MG de l'Ana font 1er par équipe. Félix Perrin fait 61e en 13'52 pour 3400m. 
En Masters Masculin, l'ANA fait 1er par équipe et se qualifie pour les Frances à Plouay. 
En cadet masculin, l'ANA fait 10e devant la S2A11e. 
En cross court l'ANA termine 17e par équipe. En junior fille, l'ANA prend la 5e place. Sans l'absence d'Eva, on aurait pu qualifier l'équipe ANA pour les Frances. Dommage et regrettable. En cross long élites femmes, l'équipe de l'ANA termine 1ère alors que la S2A qui était 2e aux Alsaces se retrouve à la 5e place. Avec Mené Elodie, Mélina Martine, Seel Stéphanie, Teke Nilüfer 35e en 34'21", Wendling Laura 56e en 35'44, (les deux du RAS retenues pour les championnats de France),Anne-Rachel Bock 67e et Sarah Bor 69e, je les voyais placées et surtout prendre cette 2e place qualificative pour les Frances. Elles ont faite nettement mieux . Bravo les filles. Pour une surprise, elles étaient à la hauteur. En cross long masculin, sur 10156m, Mathieu Turlure prend la 62ème place mais pour 9" de trop, reste à la porte d'une qualification France. 72e, Maxime Rauner et 143e Arnaud Bazin. Eux aussi resteront en Alsace où d'autres trails et courses sur routes les attendent. Nul doutes qu'ils seront alors sur les marches d'un podium qui leur tend les bras. 
Rendez-vous à Plouay maintenant pour les championnats de France de cross où je vois les équipes Masters Hommes et Elites femmes terminer dans les 8 premières équipes. Un rêve peut-être, mais réalisable.



mardi 3 avril 2018

samedi 10 mars 2018

Les finalistes de Charmes



Demain se disputeront, sur le site de Manéhouarn à Plouay, à une vingtaine de kilomètres au nord de Lorient, les championnats de France de cross. Plus de 3 000 coureurs, issus de 700 clubs, sont attendus par quelque 15 000 spectateurs.
Parmi eux, huit athlètes du secteur, qui prendront tous, ce matin en gare de Strasbourg, le TGV de 8 h 19. Il y aura trois représentantes de l’Unitas-Brumath, à savoir deux cadettes, l’Ingwilleroise Inès Leclercq (dossard 50), et la Schaffhousienne Célia Velcin (53), qui s’élanceront à 10 h 30 pour 4 730 m, ainsi que l’espoir d’Ernolsheim, Cloé Sansig (603) présente à 13 h 10 sur le cross court de 4 350 m. Également sur le cross court, la Zoebersdorfoise de l’Entente Franconville-Césame-Val d’Oise, Julie Lejarraga (595), qui a remporté il y a deux semaines la 1/2 finale Grand Est à Charmes (Vosges).

Julie et Emmanuel, meilleures chances
« J’aimerais bien finir dans les 15 premières au scratch (sur le cross court, il y aura les séniores et les espoirs mélangées) et faire un podium chez les espoirs et par équipes (avec Emma Sextius, 2e de la 1/2 finale en Île-de-France et Chloé Susset). Je pense partir vite, pour ensuite gérer en fonction de la course. Du stress ? Oui, à ce niveau il y a toujours du stress », raconte celle qui en sera à ses cinquième France de cross (championne de France chez les cadettes en 2015 aux Mureaux, 11e et 16e chez les juniores en 2016 et en 2017). Sur le cross long Élite féminin (9 010 m, départ à 14 h), elles seront trois du secteur : Nilufer Teke (16) et Laura Wendling (18) du Rohan-Saverne, championnes interrégionales par équipes aux côtés de l’Haguenovienne Élodie Méné qui peut viser un podium individuel, et la Strasbourgeoise Florence Scheer (547), originaire de Dannelbourg, 3e de la demi-finale à Charmes. Et il y aura le vétéran Dossenheimois Emmanuel Allenbach (25), qui lorgne avec ses partenaires de l’ANA vers un podium par équipes. Les vétérans qui seront les premiers en action, demain à 9 h 30 pour 10 010 m.

Animation jeune à Haguenau


jeudi 1 mars 2018

Championnat de France de lancer long



Il est temps que les sacrifices payent. C’est un peu ce que Jérémy Nicollin se dit dans un coin de sa tête. Bien que titulaire d’un master en marketing, le lanceur du Rohan Athlétisme Saverne, section locale de l’ANA, a choisi de se consacrer exclusivement au javelot, à raison de « deux entraînements par jour ».

Sa « situation », il en convient, demeure « compliquée », malgré « l’aide » précieuse de ses parents et de son club. « Je n’ai pas de gros sponsors pour me soutenir, confie-t-il. Si je réalise des performances, ça deviendra peut-être moins difficile de les attirer… »

« Le niveau est tellement faible dans l’Hexagone que la victoire n’est plus une fin en soi »
Tout le nœud du problème se situe là pour le lanceur Savernois. Faute de dépoussiérer son record (77,15 m), établi le 27 mai 2016 à Dessau (Allemagne), le jeune homme sait qu’il restera dans une impasse, dans une discipline qui se cherche désespérément une tête de gondole.

Un nouveau sacre – après ceux de 2014 et 2016 – aux championnats de France hivernaux de lancers longs, dimanche (13h30) à Millau, ne peut plus suffire à son bonheur.

« Le niveau est tellement faible dans l’Hexagone que la victoire n’est plus une fin en soi, souligne Jacques Danail, le référent national des lancers et coach de Nicollin. Il faut ajouter la manière et Jérémy en est parfaitement conscient. Nous sommes à la traîne par rapport aux autres pays européens. Je ne veux plus entendre de grands discours, c’est fini tout ça… Seules les performances parleront. Le reste, c’est de la littérature. »

Le sentiment de « désolation » qui habitait Jacques Danail, à l’issue d’un piteux concours de javelot (*) , le 14 juillet 2017 dans le cadre des “France” Élite à Marseille, n’a donc pas disparu. Et le technicien compte beaucoup sur Jérémy Nicollin pour redonner un peu de son lustre à une spécialité qui ne fait plus vraiment honneur à l’athlétisme tricolore, depuis le fameux jet à 80,37 m (le 10 juillet 2010 à Valence) du Guebwillerois Jérôme Haeffler.

« Tout lancer en dessous de 75 m n’est pas bon »
« On a un sérieux trou au javelot. Il nous faut à tout prix un athlète dans les grands championnats, le plus rapidement possible, tonne l’entraîneur. Jérémy a encore beaucoup de réglages à effectuer, mais en hiver, c’est normal. Après, même à cette période de l’année, tout lancer en dessous de 75 m n’est pas bon. Il doit donc tout de suite passer un cran, s’il veut prétendre atteindre les 80 m et le niveau international cet été. Il est capable de le faire. »

L’intéressé a, semble-t-il, bien saisi le message. En « stage fédéral à Barcelone », dans un « super centre » qu’il surnomme volontiers « l’INSEP catalan », le natif de Chenôve a « peaufiné », cette semaine, sa préparation pour les “France”.

« Mon objectif est de gagner en étant le plus juste possible, résume-t-il. Ces derniers jours, j’ai pu m’entraîner en t-shirt dans un beau stade, sous une météo clémente. Il me reste quelques fautes à corriger. Ma jambe d’appui, la gauche, a tendance à fléchir au moment du jet, alors qu’elle devrait être tendue. Cela engendre une perte de force. Dans l’idéal, la vitesse de ma course d’élan doit rejaillir sur le haut du corps. Cela ressemble au phénomène qui se produit lorsqu’une voiture fonce dans un mur. Le conducteur est instantanément projeté vers l’avant, mais il l’est beaucoup moins si la carrosserie se plie. »

« Obtenir toutes les sélections possibles »

Si le colosse de l’ANA (1,93 m, 92 kg) prête autant attention aux détails, c’est parce qu’il sait que sa progression en dépend. On l’a dit, son horizon ne s’arrête pas à Millau, où d’autres lanceurs alsaciens sont attendus ce week-end (voir encadré).

S’il se fait respecter et décroche le titre national, dimanche dans l’Aveyron – « la logique voudrait que ce soit le cas », estime Danail –, Jérémy Nicollin sera automatiquement retenu pour la prochaine Coupe d’Europe des lancers, programmée les 10 et 11 mars à Leiria, au Portugal.

« Je suis ambitieux, insiste-t-il. Physiquement, tous les voyants sont au vert. Cette année, je veux battre mon record et obtenir toutes les sélections possibles. Je pense notamment aux Jeux méditerranéens à Tarragone (Espagne, du 22 juin au 1er juillet) ou encore à la Coupe du monde à Londres (les 14 et 15 juillet). Même les championnats d’Europe à Berlin (7-12 août, minima à 82 m) , j’ai envie de les viser. »

C’est ce qui s’appelle rêver en grand. Reste, maintenant, à joindre le geste à la parole.